
Energie
Cartographier la précarité énergétique
A l’occasion des Assises de l’énergie 2012 de Dunkerque, TCC, spécialiste et pionnier français de la thermographie aérienne, a officialisé le lancement d’un nouveau service aux collectivités permettant de créer une cartographie de précarité énergétique. Green News Techno s’en faisait l’écho dès octobre dernier. Extrait.
La situation économique de plus en plus dure et la montée rapide des coûts de l’énergie ces dernièes années conduisent toute une tranche de population, la plus démunie, à restreindre ses dépenses énergétiques et se retrouver dans la situation d’être sous-chauffée, avec toutes les conséquences induites (humidité, maladies, inconfort etc.). Mais comme l’a constaté Jean-Claude Barré, le fondateur de TCC, les responsables politiques ou administratifs de ces problèmes de précarité ne disposent pas d’outil statistique de masse permettant de travailler de façon plus rationnelle sur ce sujet. De son côté, l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (Anah) préfère pour optimiser les coûts traiter des dossiers dans une OPAH et non au coup par coup, la gestion de dossiers individuels devenant trop onéreuse. D’où l’idée d’avoir recours à la masse d’information disponible grâce à la thermograhie aérienne pour tenter de distinguer les zones de grande précarité énergétique. Il s’agit d’identifier les bâtiments ou groupes de bâtiments qui sont peu émissifs (en bleu sur les thermographies), mais non pas parce qu’ils sont bien isolés ou pas chauffés du tout, mais parce qu’ils sont peu chauffés et mal isolés. Les techniques aujourd’hui mises en oeuvre par TCC dans ses vols aériens (notamment la capacité de repérer des rayonnements de façade basse température) contribuent à faire cette distinction entre bâtiments faiblement émissifs mais d’autres données superposées à cette carte thermique servent à affiner l’analyse. A titre d'exemples, ces données statistiques peuvent être le niveau d’imposition, les interventions du bureau d’action sociale, le loyer ou le taux de loyers impayés, les allocations familiales, l’année de construction des bâtiments etc. Cette approche, qui a été étudiée par TCC avec le Cnrs, l'Anah et l'Ademe, nécessite bien entendu une coordination étroite entre différents services ou acteurs de la collectivité et un engagement de confidentialité : on peut choisir entre 35 et 210 possibilités de sélection. Cette superposition de données physiques réelles (déperditions) et socio-économiques permet donc de définir des zones d’action prioritaire, repérer les « points noirs » de la précarité énergétique et disposer ainsi d’un outil d’aide à la décision en matière de rénovation et/ou de politique sociale
Publié le 21 février 2012 09:59:36
|