
Energie - efficacité énergétique
Ne pas minimiser l'isolation d'unités industrielles
Les installations techniques, parmi lesquelles tuyaux, chaudières et réservoirs, travaillant à haute température, sont globalement sous-isolées et sont donc à la source de pertes énergétiques et donc d'émissions importantes de CO2. Rokwool Technical Insulation propose donc un outil de calcul pour aider les industriels à déterminer les économies d'énergie potentiellement réalisables sur ce type d'installation de stockage et transfert de fluides à haute température.
De nombreuses industries de transformation mettent en oeuvre des procédés dans lesquels la différence de température entre les parois internes et externes des tuyaux peut dépasser 600 °C. Or la plupart de ces tuyaux et canalisations sont peu isolées. En général, le choix d'une isolation répond à des impératifs de sécurité pour éviter les risques de brûlure grave. L'épaisseur d'isolation reste ainsi minimale et guidée uniquement par ce souci de la sécurité. Mais le niveau d'isolation est alors bien inférieur à celui nécessaire pour réduire les déperditions thermiques. Un rapport récemment publié par Rockwool Technical Insulation, un des spécialistes mondiaux de l'isolation des installations techniques, montre pourtant l'intérêt d'un effort supplémentaire d'isolation en matière de réduction des émissions de CO2 et d'économies financières. "Une isolation de 50 mm d'épaisseur sur un tuyau transportant un fluide à 250°C est un choix courant. Notre calcul indique sur compte tenu des coûts actuels de l'énergie, le fait de le porter à 100 mm, l'isolation d'un tuyau de 150 mm courant sur 10 km, permettrait de dégager sur dix ans près de 2 millions d'euros d'économies d'énergie". Sachant que la durée d'une isolation peut aller jusqu'à 25 ans, il est facile de calculer l'intérêt d'un investissement plus important en isolation. En général, l'amortissement du surcoût d'isolation se fait en un à deux ans. Les spécialistes de Rockwool, avec leur outil de calcul automatisé des économies potentielles générées par une meilleure isolation, veulent aussi mettre en perspective les gains phénoménaux qui pourraient être acquis, comparativement à la dynamique engagée dans les bâtiments basse consommation. Ils mettent aussi en exergue l'importance de prendre conscience de ce besoin dans la conception elle-même des unités industrielles. "A ce jour, les conceptions courantes ne prévoient pas assez d'espace pour une isolation correcte des tuyauteries. Les conduites ou les éléments constitutifs sont souvent trop proches les uns des autres pour permettre de les isoler suffisamment", explique un récent communiqué de Rockwool. Il faut donc penser désormais la conception des tuyauteries et matériels en partie chaude des procédés en cohérence avec les objectifs d'économies d'énergie et de réduction des émissions de carbone.
Publié le 17 avril 2011 13:06:49
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